Loi ALUR : ce que vous devez savoir
Mise à jour le 12 mars 2025
Temps de lecture : 5 minutes
Loi ALUR : une réforme majeure pour l'immobilier
Pourquoi la loi Alur ?
Qui est concerné par la loi Alur ?
Quelles sont les grandes lignes de la loi ALUR ?
Encadrement des loyers dans les zones tendues
Dans certaines agglomérations où le marché locatif est très tendu (Paris, Lille, Lyon, etc.), la loi ALUR permet de plafonner les loyers lors de la relocation d'un logement. Un observatoire local des loyers fixe annuellement le loyer de référence et le loyer de référence majoré, qui servent de plafonds légaux.
Cette mesure vise à limiter les abus et à mieux réguler les prix dans les zones très demandées.
Renforcement des droits des locataires
Plusieurs réglementations de la loi ALUR ont pour but de protéger davantage les locataires
L'objectif est de limiter les abus de certains propriétaires ou agences immobilières et de faciliter l’accès à la location.
Réforme de la copropriété
La loi ALUR modifie plusieurs aspects de la gestion des copropriétés
Ces changements visent à mieux anticiper les dépenses de copropriété et à clarifier la relation avec le syndic.
Quels changements pour les propriétaires ?
Pour les locations non meublées
Un état des lieux d'entrée et de sortie est désormais obligatoire lors de toute location vide afin de mieux évaluer d'éventuels travaux à effectuer lors du départ du locataire.
Le dépôt de garantie est plafonné à 1 mois de loyer hors charges pour les locations vides. Ce montant maximum vise à limiter les abus.
Pour les locations meublées
La durée minimale d'un contrat de location meublée est d'un an. Le propriétaire ne peut plus imposer de baux de courte durée.
Pour les logements meublés destinés au tourisme, dans les villes de plus de 200 000 habitants, la location d'un meublé touristique est limitée à 120 jours par an.
Vente d'un bien immobilier
Prescription de 3 ans
Quels changements pour les locataires ?
Droits renforcés
Le locataire peut désormais résilier son bail à tout moment, avec un préavis d'un mois seulement. Cette mesure accroît la flexibilité.
Les impayés de charges de copropriété sont prescrits au bout de 3 ans. Le locataire ne peut pas être redevable de dettes antérieures.